Mardi 17 novembre 2009
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14 h Terre Commune
Dans l’Aveyron, Jojo, Patrick, Jean-Paul, Gwen et Marielle respectivement éleveurs, maraîcher et fabriquant de fromages de chèvre, tentent de résister aux pratiques
dominantes dans l’industrie agro-alimentaire. Ils se veulent respectueux de leur production, de leur bétail à qui ils prodiguent soins et affection, ils se revendiquent responsables de leur
environnement, ils se sont pour certains affranchis de la tutelle des subventions et des banques. Ils luttent au quotidien pour vivre honorablement de leur activité à la recherche d’une troisième
voie, qui n’est pas non plus celle du biologique, mais en relation plus directe avec les consommateurs. Confrontés aux stéréotypes véhiculés par le marketing qui récupère le « naturel »
et le « terroir » parfois sans fondements sur la qualité des produits, ils préfèrent se définir encore comme de véritables »paysans », c’est-à-dire agissant au nom de valeurs
qui redonnent une dignité certaine à leur métier.
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16h30 De Peres en Fils
Mon père m’a toujours dit : «Des trois fils, c’est celui qui travaillera les terres, qui aura la ferme». J’aimais
beaucoup cette maison et j’espérais de tout cœur y vivre un jour. Mais je n’ai pas voulu des terres, mon
désir de faire des images était plus fort.
Régis, le second de mes frères, se prépare aujourd’hui à reprendre l’exploitation.
Filmer cette passation me fait vivre au plus près la relation entre père et fils, et percevoir les minces espaces
qui nous séparent et qui nous lient
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20h30 Jours de Colère
En Languedoc-Roussillon, la viticulture est la première activité économique de la région avant le tourisme.
Cette culture régionale est liée aux coopératives viticoles, une certaine idée du vin et de la terre, et à une histoire de révoltes successives qui ont donné ses titres de gloire au "Midi
rouge"...
Premier vignoble mondial en superficie et en production, le vignoble languedocien subit depuis quelques années les effets de la mondialisation dont le dernier trait est la recommandation de la
commission européenne de diminuer la production d'hectolitres, ce qui, pour cette région dédiée à la culture du vin de table, est considéré comme une crise majeure à venir. La crise sans
précédent de l'année 2006 se résume ainsi par une forte accumulation de stocks, une diminution des prix sur un marché international où la concurrence est croissante et une baisse de la
consommation...
Face à toutes ces difficultés, les viticulteurs tentent de trouver des solutions pour survivre. Certains sont tentés d'accepter les primes d'arrachage des vignes offertes par Bruxelles, d'autres
envisagent de descendre dans la rue.
En avril 2007, leur colère s'est exprimée par des dégradations matérielles. Pour tous ces hommes, le choix n'est pas facile car plus que le vin lui-même, ils défendent la culture, la ruralité, le
rapport à la terre, celle de leurs ancêtres, dont ils pensent qu'ils ne sont pas compris à Paris ou à Bruxelles.
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Par Marlène
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Publié dans : Journée avec l'ADEAR 09 à COS
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